2016 : Bilan d’une année immobilière exceptionnelle

2016 : Bilan d’une année immobilière exceptionnelle
www.laforet.com

A l’heure du bilan, on parle déjà de l’année 2016 comme une année immobilière exceptionnelle qui n’est pas sans rappeler l’année 2007. En 2016, le volume de transactions progresse de 12,8%, tandis que la demande ne faiblit pas, notamment sur les petites surfaces.

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La demande toujours supérieure à l’offre

En 2016, les projets d’acquisition fleurissent partout en France, avec une demande nationale qui progresse de 14% par rapport à l’an dernier, avec +16% à Paris, +12% en Ile-de-France et +13% dans les régions.

« La demande est toujours supérieure à l’offre sur l’ensemble du territoire. L’explication tient sans doute dans la confiance retrouvée des Français, avec des indicateurs économiques en progression depuis maintenant deux ans, notamment celui de la croissance. L’autre raison vient du fait que, sur les quatre dernières années, entre la correction des prix et le recul des taux d’intérêts, les Français ont connu une importante augmentation de leur pouvoir d’achat immobilier. Nombreux sont donc ceux qui saisissent cette opportunité pour concrétiser un achat, notamment chez les primo-accédants », analyse Yann Jehanno, Directeur Exécutif du Réseau Laforêt.

Après avoir adopté une attitude plutôt attentiste, les secundo-accédants semblent eux aussi parvenir à se projeter de nouveau dans des projets « achat-revente ». Quant aux investisseurs, précédemment échaudés par la politique du logement, ils retrouvent le chemin de la pierre, valeur sûre, bien moins volatile que les autres supports d’investissement. En conséquence, le stock de biens à vendre peine toujours à se reconstituer, notamment sur les petites surfaces, où l’offre reste très nettement insuffisante.

Les transactions : les primo-accédants, moteur de la dynamique

Les ventes ont progressé à un rythme très soutenu tout au long de l’année pour clôturer en hausse à +12,8% au plan national, soit +13% à Paris, +11% en Ile-de-France et +13% dans les régions. Là encore, les primo-accédants sont très actifs et évoluent sensiblement puisqu’ils représentent 40% du volume des transactions réalisées en 2016 contre 36% l’année précédente.

Même si les secundo-accédants restent la principale catégorie d’acheteurs, représentant encore 42% des transactions, leur proportion tend à se réduire sensiblement puisqu’ils pesaient 60% des volumes de vente en 2012. On note également que les ventes se concrétisent rapidement sur les petites surfaces. Un marché très fluide, plébiscité par les primo-accédants pour des raisons budgétaires, mais aussi par les investisseurs. « Après avoir représenté 11% des transactions en 2015, les investisseurs réalisent 15% des ventes effectuées par le Réseau Laforêt en 2016. L’attractivité des taux d’intérêts associée à la reprise des prix leur redonne confiance. La constitution d’un patrimoine immobilier et la création de revenus complémentaires sont leurs principaux moteurs », précise Yann Jehanno.

Les prix : tensions sur la ville

Conséquence de l’augmentation de la demande, les prix suivent une courbe ascendante depuis le début de l’année (+0,6% en juin) pour terminer à +1,9 % au niveau national. Et, si Paris concentre la plus forte progression (+3,8%), l’Ile-de-France et les régions, avec respectivement +1,8% et +1,9%, affichent également une hausse incontestable. Ainsi, à l’échelle nationale, le prix moyen s’élève à 2821 €/m2, avec toutefois des disparités toujours importantes entre Paris (8295 €/m2), l’Ile-de-France (3672 €/m2) et les régions (1984 €/m2).

Au global, sauf dans quelques villes comme Marseille (-0,3%) et dans des secteurs moins urbanisés où ils sont encore en retrait, les prix de l’immobilier se redressent pour revenir à un niveau équivalent à celui de 2010 et supérieur à celui de 2007.

Les délais de vente : sous la barre des 3 mois

En 2016, la barre symbolique des 90 jours de délai moyen pour une vente est franchie, avec 88 jours au national, soit une semaine de moins par rapport à l’an dernier. A Paris, les signatures se font désormais en 64 jours en moyenne, soit 12 jours de gagnés en un an. En Ile-de-France, on passe à 82 jours, tandis qu’en régions, on enregistre 100 jours en moyenne, soit un gain de 8 jours sur le délai de vente. « Le marché confirme donc son dynamisme sous la pression de la demande et des volumes de transaction. On se rapproche ainsi des délais enregistrés en 2007, où un bien se vendait en moyenne en 83 jours », commente Yann Jehanno.

Perspectives 2017 : les taux donnent le tempo

Tout semble indiquer que la dynamique engagée ne devrait pas s’enrayer en 2017. L’échéance du scrutin présidentiel ne devrait ni précipiter, ni ralentir la concrétisation des projets immobiliers. Les acquéreurs restent motivés par l’attractivité du marché : des prix largement corrigés et des taux d’intérêt très engageants.

« Au-delà du contexte électoral français, la crainte d’une remontée des taux d’intérêt pourrait même inciter les attentistes à passer à l’achat au cours du premier semestre de l’année 2017. Cependant, même si ces derniers ont sans doute atteint un seuil historique, en-dessous duquel il sera difficile de descendre, les taux d’intérêts bas offrent aux emprunteurs un pouvoir d’achat qui dynamise l’ensemble du marché immobilier. Quoi qu’il en soit, une augmentation raisonnable et progressive des taux des crédits immobiliers constituerait un rempart à la flambée des prix de l’immobilier ancien. En revanche, une hausse plus importante contribuerait à ralentir le marché »,  conclut Elix RIZKALLAH, Président du Réseau Laforêt.

Source : www.laforet.com

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