Pour un engagement vers des « quartiers écologiques en lien avec un réseau nature »

Pour un engagement vers des « quartiers écologiques en lien avec un réseau nature »
Trame bleue

 

Le 15 Février 2012 à l’Arche de La Défense le Séminaire Robert Auzelle (SRA) a tenu sa première rencontre annuelle sur le thème des « quartiers écologiques en lien avec un réseau nature ». Alors que les Ecoquartiers, Ecocités, Trames vertes et bleues font partie des actions emblématiques du Grenelle de l’environnement.

Inscription NL MI 728×150
Salon de la Copro
URMET 2020 – Bannière 1
Solucop 2021

 

« … l’écologie est par excellence une science pluridiciplinaire ; comme l’urbanisme ; et, bien entendu, les champs de ces deux sciences interfèrent. Il serait vain de codifier leurs relations : affaire de pratique, pour l’écologie comme pour l’urbanisme, la hierarchie qui s’impose entre les diverses disciplines qui les constituent ou les enrichissent dépend des circonstances et des problèmes à résoudre qui, toujours, s’inscrivent en un lieu particulier… », déclarait Robert Auzelle, architecte et urbaniste français, dans son ouvrage « Clefs pour l’urbanisme ».

 

Il ouvrait alors la voie à une conception nouvelle d’agglomération où « la nature ordinaire » est prise en compte dans un « réseau de corridors écologiques » reliant les espaces libres et naturels privilégiant, sans solution de continuité, la biodiversité.

 

« Le thème choisi en 2012 par le séminaire s’inscrit dans la pratique de l’espace adapté à un mode de vie voulu par l’habitant et respectueux du monde vivant. Il pourra se décliner dans un quartier ancien comme dans la création d’un quartier nouveau», précise Robert-Max Antoni, Président du Séminaire Robert Auzelle.

 

Rappelons que « La Trame verte et bleue » (TVB) constitue l’un des engagements phares du Grenelle de l’environnement. C’est une démarche qui vise à maintenir et à reconstituer un réseau d’échanges sur le territoire national pour que les espèces animales et végétales puissent, comme l’homme, communiquer, circuler, s’alimenter, se reproduire, se reposer… C’est-à-dire assurer leur survie, en facilitant leur adaptation au changement climatique ! Elle contribue ainsi au maintien des services que nous rend la biodiversité : qualité des eaux, pollinisation, prévention des inondations, amélioration du cadre de vie, etc.

 

La prise en compte de la Trame verte et bleue au niveau local, notamment par le biais des documents d’urbanisme réalisés par les collectivités (SCoT et PLU), mais aussi grâce à la mobilisation d’outils contractuels, permet d’intégrer les continuités écologiques et la biodiversité dans les projets de territoire. Selon Fabienne Allag –Dhuisme, chef du projet Trame verte et bleue au ministère de l’Ecologie : « Ce qui est important c’est d’aller vers une inversion du regard en matière de biodiversité. C’est un exercice mis en pratique notamment par le SCot de la communauté d’agglomération de Montpelier. On s’intéresse aux enjeux internes de la biodiversité et des espaces naturels pour les intégrer pleinement dans la conception du projet de territoire. »

 

Quant à l’EcoQuartier, il s’agit d’une opération d’aménagement durable exemplaire. Il contribue à améliorer notre qualité de vie, tout en l’adaptant aux enjeux de demain : préserver nos ressources et nos paysages, tout en préparant les conditions de la création d’une offre de logements adaptée aux besoins. Pour ce faire, un EcoQuartier doit respecter les principes du développement durable : promouvoir une gestion responsable des ressources, s’intégrer dans la ville existante et le territoire qui l’entoure, participer au dynamisme économique, proposer des logements pour tous et de tous types participant au « vivre ensemble » et à la mixité sociale, offrir les outils de concertation nécessaires pour une vision partagée dès la conception du quartier avec les acteurs de l’aménagement et les habitants.

 

Une fois ces grands principes énoncés, il est toutefois indispensable d’adapter la réalisation de l’EcoQuartier aux caractéristiques de son territoire. « Ce qui est bon à un endroit est mauvais à un autre, c’est une question d’échelle, d’adéquation avec les besoins du territoire, de prise en compte des possibilités réelles de la collectivité. », explique Franck Faucheux, Chef de projet Ecoquartiers au Ministère du Développement Durable. L’EcoQuartier a donc la particularité de s’appuyer sur les ressources locales, qu’elles soient paysagères, urbaines, humaines ou environnementales. Enfin, l’EcoQuartier doit être issu de compromis entre tous les acteurs concernés, dont le cas échéant, les futurs habitants, les riverains, les acteurs économiques…

 

Reste alors à promouvoir, selon le vœu de Benoit Apparu, Ministre délégué chargé du Logement, «Un urbanisme de projet plutôt qu’un projet d’urbanisme». Sachant qu’il faut compter sur, la volonté politique des élus, le conseil des professionnels et la participation des habitants.

 

Source : www.arturbain.fr

 

Guide des Pros 2021 (728×150)
Boutique en ligne – nouveauté vidéo et support (728×150)
Jurisprudences 2020 728×150
Inscription Ateliers juridiques 2021 – 2022 (728×150)