Marché de la domotique : analyse et perspectives à l’horizon 2013

Marché de la domotique : analyse et perspectives à l’horizon 2013
www.xerfi.fr

XERFI vient de publier une étude sur le marché de la domotique à l’horizon 2013, dirigée par Philippe Gattet. La maison intelligente a le vent en poupe mais Les professionnels de la domotique devront toutefois faire face à la détérioration de la conjoncture ces deux prochaines années.

 

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La maison intelligente a le vent en poupe. Le marché français de la domotique a ainsi progressé au rythme de plus de 6% par an entre 2003 et 2010, selon l’analyse exclusive des experts de Xerfi. Cet engouement pour l’automatisation et la programmation des équipements de l’habitat repose sur plusieurs facteurs. D’abord, les ménages cherchent davantage de confort dans leur logement et choisissent ce type de matériel. Ensuite, la domotique renforce la sécurité des biens, au cœur des préoccupations des Français. En outre, ces équipements contribuent à réduire la facture énergétique des logements, conformément à la future réglementation thermique du bâtiment (RT 2012). Enfin, la domotique offre des solutions pour accroître l’autonomie des personnes dépendantes en hausse constante avec le vieillissement de la population.

 

Compte tenu de ces puissants moteurs structurels, le taux d’équipement en domotique des Français devrait encore progresser ces dix prochaines années. L’activité du marché devrait croître d’environ 6% par an entre 2010 et 2013 pronostique d’ailleurs Xerfi dans cette étude. Et les perspectives sont encore plus encourageantes à plus long terme. D’ici 2020, les logements construits devront être totalement autonomes sur le plan énergétique. Pour réduire leur consommation en énergie, les bâtiments devront également devenir intelligents et communicants. Cela signifie entre autres automatiser le chauffage de l’habitat, occulter les parois vitrées en cas de forte chaleur ou de grand froid et mettre en service des appareils ménagers en fonction de l’électricité produite depuis les panneaux photovoltaïques.

 

Des risques pour l’activité à court terme. Les professionnels de la domotique devront toutefois faire face à la détérioration de la conjoncture ces deux prochaines années. Le niveau élevé du chômage et le virage de la rigueur vont peser sur le secteur du bâtiment. Or, l’activité de la domotique reste étroitement liée à l’évolution des mises en chantier de logements. La construction de logements neufs représente en effet 80% des débouchés du secteur.

 

Dans le même temps, les opérateurs historiques du marché sont confrontés à l’arrivée de nouveaux acteurs, en particulier issus des télécoms. Fournisseurs d’accès Internet (Bouygues, Orange ou SFR) ou venus de l’univers de l’informatique (Apple, Google ou Microsoft), ces groupes développent des offres permettant d’automatiser une partie des équipements de l’habitat. Et surtout, ils offrent des solutions domotiques « allégées » à l’image de Bouygues Telecom qui, associé au fournisseur de services énergétiques pour l’habitat Ijenko, vient d’annoncer la commercialisation d’une « energy box ». Reliée à la box Internet, celle-ci permet de commander à distance certains appareils électriques par le biais d’ondes radios sans travaux à réaliser dans le logement. Les acteurs historiques (ABB, Delta Dore, Hager, Legrand, Schneider Electric, etc.) proposent eux surtout des systèmes « smart home » qui obligent l’installateur-domoticien à intervenir sur tous les lots du bâtiment lors de la construction.

 

La domotique doit également composer avec d’importants blocages chez les utilisateurs et les professionnels de l’immobilier. Rares sont de fait les promoteurs français à recourir à la domotique, y compris dans les programmes haut de gamme. Quant aux Français, ils sont encore assez réfractaires aux nouvelles technologies appliquées aux bâtiments. Selon l’analyse de Xerfi, ces freins peuvent être levés en jouant sur deux leviers. Le premier est la consolidation de l’offre des opérateurs en améliorant la qualité des produits et des installations. Le second est une meilleure structuration de la filière avec par exemple la mise en place des retours d’expérience entre les installateurs et les architectes.

 

Source : www.xerfi.fr

« Le marché de la domotique – Analyse et perspectives à l’horizon 2013, enjeux de la profession et paysage concurrentiel ».

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