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Immobilier

L’achat immobilier est synonyme de sécurité, liberté et fierté

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Le Crédit Foncier a demandé au cabinet d’étude Societis d’interroger 4 générations de ses emprunteurs primo accédants,- 1980, 1990, 2000 et 2010  -, pour comprendre l’évolution des motivations, les attentes de ses clients ainsi que pour dresser le bilan de leur perception et de leur représentation de l’achat immobilier.

 

60 personnes ont ainsi raconté leur histoire de vie et la place de l’acquisition immobilière dans leur parcours personnel. Parallèlement, 1.600 personnes ont été sondées par l’institut de sondage Harris Interactive sur les mêmes thèmes.

 

Des évolutions significatives et récentes démarquent la génération 2010 des précédentes (1980, 1990 et 2000)

«Je suis frappé par le fait que 4 générations, pour certaines d’entre elles séparées par trente années, partagent des sentiments identiques à l’égard de leur expérience en matière d’acquisition immobilière », indique Bruno Deletré, Directeur Général du Crédit Foncier. « Toutes s’accordent pour affirmer que, devenir propriétaire c’est accéder à la sécurité et à la liberté. La pierre rassure car, tout en permettant de mener un projet de vie, elle représente un patrimoine qui, le cas échéant, peut devenir une garantie pour la retraite ou un capital pour les enfants. La génération 2010 apparaît plus sensible à l’aspect financier, à la plus-value pouvant être espérée. En tant que spécialiste du financement de l’immobilier, nous devons bien conseiller nos clients. Il faut à cet égard attirer l’attention des nouvelles générations de primo accédants, sur le fait que la recherche d’une plus-value ne saurait être l’objectif principal, surtout dans un marché qui a connu une longue période de hausse déjà. Acheter son logement est avant tout un projet de vie ».

 

Les acquéreurs, toutes générations confondues, considèrent que la pierre apporte sécurité, liberté et fierté

La sécurité, c’est accéder à la propriété, disposer de son propre toit, être assuré de ne jamais être à la rue, c’est aussi mettre de l’argent de côté pour les enfants, « c’est important pour plus tard, c’est une sécurité pour l’avenir » (IDF 2010). La liberté, c’est gagner son indépendance et ne plus avoir de loyer à payer, c’est aussi pouvoir « planter un clou ». « Etre propriétaire, c’est être chez soi, c’est la liberté » (Lille 2010).  La fierté, c’est celle d’avoir réussi à devenir propriétaire. «  C’est une fierté de pouvoir faire construire à 30 ans, tout le monde n’y arrivait pas » (Nantes 1980). Cette fierté est vécue dans l’enquête comme un accomplissement personnel. Une profonde aspiration à devenir propriétaire quel que soit le contexte, avec un enthousiasme qui ne se dément pas, les années passant.

 

Les clients ressentent le besoin de devenir propriétaires, quelque soit le contexte, pour des motivations de long terme

A l’unanimité, quelle que soit la génération, les personnes interrogées  sont positives et même enthousiastes sur le fait d’être devenues propriétaires et le referaient si c’était à refaire. De la même manière, à l’unanimité, toutes ces personnes ont conseillé ou conseilleront à leurs enfants d’accéder à la propriété. Le bilan d’ensemble que tirent les acquéreurs de leur bien est positif, 96,5% au total, 92% pour la génération 80, 98 % pour celle des années 90, 99% pour les années 2000 et 98 % pour les nouveaux acquéreurs de la génération 2010. En ce qui concerne les sentiments les plus associés à l’acquisition de ce premier logement, pour près de 98 % de nos clients,  la liberté d’être chez soi vient en premier, quelle que soit la génération. Elle est suivie de l’assurance d’être toujours logé, qui a tendance à baisser dans les jeunes générations (de 94,2% pour la génération 90 à 86,3% pour la génération 2010).

Enfin, un nombre important de répondants évoque  des motivations de long terme, à savoir le souci de prévoir un patrimoine pour ses enfants (de 75% à 87%), la volonté de constituer un placement pour la retraite (de 71% à 72%) et la volonté d’investir dans la pierre pour pouvoir revendre plus tard avec une plus value (de 48% à 64%). L’investissement immobilier, tout comme la constitution d’un patrimoine pour la famille, sont davantage mentionnés comme des raisons importantes par les acheteurs de la génération 2010.

 

L’acte d’achat est le résultat d’une longue maturation

On ne devient pas propriétaire sur un coup de tête. L’âge moyen auquel apparaît l’intention sérieuse de devenir propriétaire s’établit pour toutes les générations autour de 27 ans. Quant  à l’âge réel d’accession à la propriété, il s’établit entre 30 et 33 ans selon les générations. Notons chez la dernière génération une plus grande concentration des achats entre 30 et 34 ans (61%) alors que pour les générations précédentes, les réponses apparaissent un peu plus dispersées.

De plus, la décision d’acquérir son premier logement intervient d’abord pour la majorité des répondants lorsque certaines conditions sont remplies, à savoir la  stabilité professionnelle (de 92% à 96% selon les générations) et la  stabilité familiale (de 90 à 93%). Ces dimensions sont centrales au sein des quatre générations, mais de manière un peu plus intense chez les individus de la génération 80 (les proportions d’individus répondant que ce sont des raisons « très  » importantes y étant plus élevées qu’au sein des autres générations) ainsi qu’au sein des personnes en couple.

 

La typologie du prêt immobilier et la structure de financement évoluent dans le temps

On constate effectivement que la nature de leur prêt a évolué dans le temps avec celle des réglementations et du contexte économique. Ainsi, hors l’apport personnel toujours indispensable (66,3%), le Prêt à Taux Zéro devient largement dominant à partir de la génération 2000 jusqu’à concerner 91,2 % de la génération la plus récente. Le prêt complémentaire d’une autre banque a été un moyen important pour les générations 80 et 90, le livret ou le compte épargne logement culmine dans les années 2000, de même que le prêt des employeurs pour les années 80 et 90.

 

La génération 2010 se démarque des précédentes

Autant les 3 générations, 1980, 1990, et dans une certaine mesure 2000 partagent la même approche de l’accession à la propriété, autant, la génération 2010 est remarquable dans son approche. Elle pourrait être qualifiée de stratège et opportuniste. Elle arbitre aisément entre achat et location. Elle met moins d’affect dans l’acquisition immobilière ; ce n’est pas tant le niveau de prix qui la préoccupe que la perspective de devenir propriétaire et de réaliser une plus value. Ainsi, ces primo accédants sont à 63,8 % motivés dans leur décision d’achat par « la volonté d’investir dans la pierre pour pouvoir revendre plus tard avec une plus-value », ce chiffre n’était que de 47,2%  pour la génération 80. De même, l’intention « de revendre dès que possible pour acheter un logement de plus grande valeur » est passée de 4,2 % dans les années 80 à 22% avec les primo accédants de 2010 (les chiffres sont respectivement de 8,9% pour les années 90 et de 13,5 % pour les années 2000). Ce qui peut s’expliquer par la nécessité, compte tenu de la hausse des prix, de passer par une étape intermédiaire avant d’acheter un bien totalement adapté à ses besoins.  Cependant si les primo accédants de la génération 2010 peuvent paraître plus « opportunistes », il n’en reste pas moins que leur première motivation est identique à celle des autres générations : à 90% la volonté de ne plus payer de loyers.

 

Source : www.creditfoncier.com

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Isabelle DAHAN

Rédactrice en chef de Monimmeuble.com. Isabelle DAHAN est consultante dans les domaines de l'Internet et du Marketing immobilier depuis 10 ans. Elle est membre fondatrice de la Fédération Française de l'Immobilier sur Internet (F.F.2.I.) www.ff2i.org et membre de l’AJIBAT www.ajibat.com, l’association des journalistes de l'habitat et de la ville. Elle a créé le site www.monimmeuble.com en avril 2000.

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