M. Emmanuel VAYSSE, responsable développement immobilier Paris IDF de SFR La Fibre

M. Emmanuel VAYSSE
Emmanuel VAYSSE

Présentation en quelques mots de SFR La Fibre

 

La société SFR est un opérateur global, intégré : présent dans le fixe, le mobile, l’Internet et la télévision et sur tous les marchés : grand public, professionnels, entreprises, opérateurs.

 

C’est le premier opérateur européen alternatif. SFR déploie et entretient depuis plus de 10 ans des réseaux en fibre optique (plus 49.000 km). D’abord développé pour le cœur du réseau de transport et le raccordement des entreprises, ce réseau en fibre optique s’étend au plus près des utilisateurs, c’est-à-dire leur domicile.

 

Pour ce faire, il faut doubler l’ancien réseau téléphonique (la paire de cuivre) sur lequel s’appuyait l’ADSL par un nouveau réseau tout en fibre optique. Cette installation est proposée gratuitement aux copropriétés et immeubles de plus de 10 logements sur Paris et de plus de 12 pour le reste du territoire.

La fibre optique c’est quoi exactement ?

 

La fibre optique est un fil, en verre ou en plastique, amené à doubler la ligne téléphonique existante. C’est une technologie nouvelle qui permet d’avoir un débit beaucoup plus important que celui que l’on connaît avec l’ADSL avec des développements possibles sur de nouveaux services et usages comme celui du « Cloud Computing », l’utilisation de programmes sur des machines qui se trouvent ailleurs, ou de données hébergées sur des sites partout dans le monde dans un environnement complètement sécurisé.

 

On aura un meilleur confort pour les utilisations audiovisuelles (Haute définition, multipostes, enregistrement numérique). Le consommateur peut ainsi opter pour des offres « triple-play » : Télévision, Internet et téléphone. On est au tout début de l’offre, la technologie installée par SFR sera capable avec un simple ajustement logiciel d’aller jusqu’à 1 Giga contre 100 Méga aujourd’hui.

Quelle est la différence entre un « opérateur d’immeuble » et des « opérateurs commerciaux » ?

 

Un opérateur d’immeuble pose des tuyaux, c’est un opérateur de réseaux. Il va mettre en place un réseau en fibre optique FTTH (Fiber To The Home) qui arrive jusqu’au logement. La fibre part du réseau principal internet et arrive jusqu’à la prise chez l’abonné, avec un réseau de bout en bout en fibre optique. Cette technologie est celle recommandé par l’Arcep et c’est celle que nous utilisons depuis 4 ans.

 

L’opérateur d’immeuble est celui avec lequel la copropriété doit travailler pour mettre en place le réseau sans se préoccuper des offres commerciales qui interviendront par la suite. Il est important de choisir un opérateur d’immeuble qui soit mutualisable et mutualisé c’est-à-dire qui laissera passer sur son réseau tous les fournisseurs d’accès. Concrètement, on va tirer un réseau dans l’immeuble qui passera par une colonne avec au moins une fibre optique par logement. Il partira du logement pour arriver jusqu’à un boîtier de mutualisation de pied d’immeuble qui se trouve dans la cave. On aura donc une ou plusieurs fibres par appartement sur lesquelles chaque opérateur commercial pourra venir se brancher dans le boîtier de mutualisation avec une proposition d’offres de services pour l’ensemble des résidants.

 

On a d’un côté un opérateur d’immeuble qui pose des tuyaux et de l’autre côté un opérateur commercial qui va remplir ces tuyaux avec une offre de services.

Quelles sont vos actions en faveur de la mutualisation ?

 

SFR est, depuis les tous débuts, moteur dans la mutualisation, la société a signé les premiers accords de mutualisation avec Orange qui ensuite a été rejoint par Numéricâble le 24 septembre 2008. Nous avons aussi un accord de mutualisation avec Bouygues puisque nous amenons la fibre pour Bouygues. Quand un immeuble choisit SFR, il choisit aussi Bouygues en même temps.

 

Au printemps 2010, on a publié nos offres de références, elles permettent à tous les opérateurs commerciaux de commander des liens chez les opérateurs d’immeuble. On comptabilise plus de 400.000 logements raccordables déjà en grande partie mutualisés avec Orange. Cette mutualisation est régie par l’Arcep avec des règles très strictes à respecter. Il faut savoir qu’à chaque signature d’une convention avec une copropriété, nous devons en informer les autres opérateurs qui feront la démarche s’ils le souhaitent de venir se brancher sur le boîtier de pied d’immeuble mutualisable.

Pouvez-vous nous parler du dossier technique élaboré avant les travaux?

 

Ce dossier technique est élaboré en concertation avec la copropriété et notamment avec la personne qui aura été désignée dans la convention comme étant le responsable technique pour la copropriété : le syndic, le président du conseil syndical ou un membre du conseil syndical, le gardien, un architecte, un conseil extérieur, etc.

 

La copropriété va choisir son opérateur d’immeuble, en assemblée générale par un vote à la majorité de l’article 24 (vote des présents). Une fois le vote entériné, le syndic représentant légal du syndicat des copropriétaires doit signer la convention et la retourner en deux exemplaires originaux à l’opérateur d’immeuble qui retourne son exemplaire signé au syndic.

 

Un rendez-vous est alors fixé avec la personne désigné dans la convention pour mener à bien l’étude technique et réaliser tous les plans de câblage dans les parties communes et faire le choix de l’emplacement des boîtiers. Le dossier technique est ensuite adressé en recommandé au syndic, c’est un document contractuel. Un accord doit être trouvé sur ce document avec le syndic et l’opérateur d’immeuble. On déclenche alors un rendez-vous d’état des lieux avant travaux avec le syndic, suivent les travaux (à peu près 2 jours de travail par cage d’escalier) et pour finir on réalisera un état des lieux contradictoires après travaux.

Avez-vous des engagements en termes de délais ?

 

La convention SFR annonce trois délais maximums à respecter.

Un délai maximal d’installation de 6 mois, ce délai court à partir du moment où la convention est signée et jusqu’au moment où l’on va livrer l’installation de la colonne montante. Ce délai est imposé par l’Arcep mais ne concerne que l’installation de la colonne et exclut les travaux de raccordement de l’immeuble.

C’est pourquoi SFR a prévu un délai de 6 mois supplémentaires pour le raccordement de l’immeuble à son réseau urbainCet engagement est fort car passé ce délai d’un an, la copropriété peut très bien dénoncer la convention et contacter un autre opérateur.

 

Le dernier délai inscrit dans la convention SFR est celui de 30 jours maximum à partir de la livraison de la colonne pour ouvrir le boîtier de pied d’immeuble à un opérateur commercial qui souhaiterait offrir des services à ses clients. En effet, lorsque l’immeuble est mis en service, un délai légal de 2 mois est à respecter pour éviter les abus de position dominante, et laisser les autres opérateurs commerciaux proposer leurs services. L’opérateur qui aura réalisé les travaux n’arrivera qu’après les autres en temps qu’opérateur commercial.

Quel sera votre déploiement dans les mois à venir ?

 

Nous intervenons sur 70 villes en France avec une couverture sur tous les arrondissements de Paris, et de nombreuses villes dans les départements du 92, 93, 94 et 95. En province, nous sommes présents sur les villes de Grenoble, Lille, Lyon, Marseille, Montpellier, Nice, Toulouse et Villeurbanne.

 

Une extension est annoncée sur un plus large territoire par la mise en place d’un vaste programme de déploiement de 100 villes supplémentaires dans un premier temps et plus de 300 dans un second d’ici à 2012.

 

L’Arcep a défini 147 villes comme très denses où sont représentés la plupart des opérateurs d’immeubles mais dans les villes moins denses plusieurs scénarios sont envisagés :

 

  • La DSP (Délégation de Service Public), SFR collectivités est leader en nombre de DSP qui touchent un syndicat de communes, un département, une région qui décident de faire appel à un opérateur privé qui va co-investir avec l’état.
  • Le co-investissement entre opérateurs sans forcément l’aide de l’état. Dans ce cadre, on a mis en place trois accords dans 3 villes pilotes : une ville développée par Free, une ville développée par Orange et une troisième par SFR (Bondy), pour le compte des deux autres opérateurs et de lui-même.

Avez-vous des conseils ou recommandations à formuler aux copropriétaires ?

 

La loi est posée, les textes existent, il n’y a plus de raison d’attendre pour équiper son immeuble en fibre optique. L’installation est totalement prise en charge par l’opérateur d’immeuble. De plus celui-ci s’engage dans la convention à entretenir, réparer si besoin le réseau qu’il aura mis en place dans l’immeuble.

 

Il est important de ne pas confondre l’opérateur d’immeuble et l’opérateur commercial (ou fournisseur d’accès internet), on n’a pas besoin de choisir son opérateur d’immeuble en fonction de l’offre de services. Par contre il est vivement recommandé de choisir un opérateur d’immeuble qui laissera tous les opérateurs commerciaux rentrer et qui a déjà mis en place la mutualisation sur son réseau.