DPE : des précisions sur le plan de fiabilisation du diagnostic

DPE : des précisions sur le plan de fiabilisation du diagnostic

 

M. Patrice Calméjane, député UMP de Seine-Saint-Denis, attire l’attention de Mme la ministre de l’écologie, du développement durable, des transports et du logement sur la mise en place depuis le 1er janvier 2011 de l’obligation de l’indication de l’indice énergétique pour la vente ou la location d’un bien immobilier.

 

Selon M. Patrice Calméjane, le mode de calcul ne semble pas normaliser par une norme AFNOR : « En plus de l’information obligatoire dans le cadre du Grenelle II, le résultat permet l’accès au prêt à taux zéro (PTZ+) qui donne droit à l’obtention de prêts aidés par l’État. Afin d’éviter des contentieux dans les prochains mois, il lui demande quand une norme AFNOR sera publiée. »

 

La réponse émanant du ministère de l’écologie, du développement durable, des transports et du logement est la suivante : « La méthode de calcul 3CL, aujourd’hui utilisée pour l’élaboration des diagnostics de performance énergétique (DPE), est une méthode qu’il n’est pas nécessaire de faire normaliser par l’AFNOR puisque, depuis 2006, elle est réglementaire. »

 

Le ministère admet en effet que cette méthode a été conçue au départ pour être simple dans le but de limiter le coût du DPE. Toutefois, il semble que sa précision n’en a pas été pour autant négligée. « Après une étude comparative avec les factures et la méthode de calcul TH-C-E ex-réglementaire, en cas de rénovation lourde, cette méthode simplifiée s’est révélée donner de bons résultats », explique les services du ministère. La précision reste quand même à améliorer en raison de l’importance que revêt désormais le diagnostic de performance énergétique.

 

Le Gouvernement a donc lancé une étude dans le but d’élever le nombre de données d’entrée à 60, afin que les scénarios conventionnels laissent plus de liberté à l’unicité de chaque situation. Rappelons que le résultat du DPE conditionne désormais le montant du prêt à taux zéro plus (PTZ+) depuis le 1er janvier 2011 et doit également être affiché dans toute annonce immobilière depuis cette même date.

 

Par ailleurs, le Gouvernement travaille à améliorer la qualité des logiciels qui traduisent la méthode en langage informatique. Il s’est avéré que les éditeurs de logiciels n’ont pas pris en compte tous les éléments de la réglementation et ont introduit des erreurs dans leurs logiciels. Par conséquent, les résultats affichés ne sont pas toujours cohérents avec le bâtiment diagnostiqué et deux bâtiments identiques simulés avec deux logiciels différents sont susceptibles de générer des résultats différents. Pour pallier ce problème, le Gouvernement a décidé notamment d’arrêter la liste des logiciels autorisés. Cette solution s’inscrit dans le plan de fiabilisation du DPE.

 

Source : http://questions.assemblee-nationale.fr/q13/13-103077QE.htm

Réponse ministérielle du 5 juillet 2011 (Question n° 103077 de M. Patrice Calméjane Union pour un Mouvement Populaire – Seine-Saint-Denis)

 

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