Chauffage de demain : Une majorité d’énergies vertes

Chauffage de demain : Une majorité d’énergies vertes
www.ipsos.com

Alors que nous sommes au coeur de l’hiver, Via Sèva et Ipsos ont demandé aux Français quelle est leur vision du chauffage de demain, notamment en imaginant leur mix énergétique idéal. Et force est de constater qu’ils se révèlent plus mobilisés que jamais autour des énergies renouvelables.

 

Une majorité d’énergies vertes pour le chauffage de demain

Les énergies de chauffage les plus courantes sont le gaz (42%) et l’électricité (38%). Les énergies renouvelables ne constituent la principale énergie de chauffage que pour 3% des répondants. En revanche, à l’avenir, les Français souhaitent verdir fortement leur bouquet énergétique, en réduisant notamment la part du gaz et de l’électricité à respectivement 14 et 19%.

Dans leur mix énergétique idéal, les français préconisent largement les énergies propres : le solaire représenterait 27% de la production de chauffage. L’électricité (19%), la géothermie (14%), la récupération de chaleur (13%) et le gaz (14%) recueillent des résultats proches et seraient les principaux compléments à cette production de chauffage.

Les principaux acteurs perçus comme pouvant agir pour une meilleure prise en compte des énergies renouvelables dans les solutions de chauffage restent les pouvoirs publics (67%), tant le sur le plan global (ministère, Ademe…) qu’à l’échelle locale (municipalité, …) et les fournisseurs d’énergie (50%).

Un tiers des français (35%) estiment toutefois que les consommateurs, les particuliers peuvent agir pour une meilleure prise en compte des énergies renouvelables.

 

Des Français prêts à changer de mode de chauffage

Pour 11% des répondants, l’équipement et la facture de chauffage ont joué un rôle décisif dans le choix du logement, D’ailleurs, au-delà du coût, lorsqu’il s’agit d’évaluer les critères qui guident leur choix d’une solution de chauffage, c’est la sécurité qui arrive en tête ; viennent ensuite la simplicité du mode de fonctionnement et d’usage et la facilité d’entretien. Près de 7 interrogés sur 10 sont également très sensibles au caractère écologique de leur chauffage.

Afin d’accéder à une énergie plus verte, le changement de type de chauffage est une solution. Si, pour près des trois quarts des interviewés, changer de moyens de chauffage n’est pas chose facile, ils sont pourtant 65% à déclarer être prêts à le faire. Une aspiration qui plébiscite majoritairement les modes de chauffage collectif avec une préférence, pour 45% des sondés, pour les réseaux de chaleur.

 

Un modèle énergétique en adéquation avec le caractère écologique des réseaux de chaleur

Le pourcentage de personnes connaissant les réseaux de chaleur est passé de 30%  à 67% en 6 ans. D’ailleurs, lorsqu’on les met en situation d’habiter un immeuble susceptible d’être raccordé à un réseau de chaleur, plus de trois Français sur quatre y sont favorables. Au-delà de leur aspect écologique, qui est un atout pour 84% d’entre eux, c’est avant tout l’idée d’une baisse de leur facture de chauffage qui, pour 9 personnes sur 10, est une excellente raison de se renseigner.

Moins d’un quart des répondants (23%) connaissaient ou avaient entendu parler de l’objectif du gouvernement et de multiplier par 2 la quantité d’énergie livrée par les réseaux de chaleur d’ici 2023. Cet objectif était davantage connu de ceux qui utilisent déjà un réseau de chaleur (47%).

Enfin, on note que malgré une information et une prise de conscience croissante des enjeux énergétiques et environnementaux, c’est encore l’aspect financier qui prime en matière de comportement. En effet, pour 27% des répondants, c’est la possibilité de faire de économies qui déclencherait « l’envie » de devenir un acteur de la transition énergétique. La préservation de la planète pour ses enfants est quand même le second moteur de changement (21%). La certitude de l’impact réel de ses actions pourrait également être un bon déclencheur pour adhérer et œuvrer à la transition énergétique (16%).

« Cette enquête IPSOS/Via Sèva démontre la volonté des Français de se chauffer avec des énergies vertes, dès lors qu’elles sont économiquement compétitives face aux énergies fossiles. Les réseaux de chaleur renouvelable sont la meilleure réponse énergétique face aux enjeux de métropolisation, de qualité de l’air et de sortie des énergies carbonées. Il est donc plus que jamais nécessaire de les placer au coeur des stratégies locales énergie-climat, soutenir durablement leur développement et encourager financièrement les raccordements », conclut Guillaume Planchot, Président de Via Sèva.

Méthodologie

1010 individus âgés de 18-70 ans résidant en appartement dans des agglomérations de 20000 habitants et plus. Cette étude a été réalisée online, auprès d’un échantillon issu de l’Access Panels On-Line d’Ipsos.

Source : https://www.ipsos.com