Baromètre du logement : enquête auprès des Français

Baromètre du logement : enquête auprès des Français
www.nexity.fr

Ipsos a réalisé en janvier pour Nexity la 3è vague du baromètre du logement. Ce début d’année 2013 semble pointer un nouveau cycle, toujours sombre mais légèrement moins pessimiste, sur la situation du logement en France.

Les Français semblent moins pessimistes quant à la situation du logement en France que lors de l’enquête précédente réalisée en septembre 2012. Ainsi, la proportion de Français qui estiment difficile de trouver un logement en France aujourd’hui est en baisse de 8 points. Mais pour 75% des Français, il est encore difficile de se loger, voire même très difficile pour 34% d’entre eux. Dans le détail, la difficulté à trouver un logement persiste très fortement notamment en ce qui concerne le logement d’urgence pour les plus démunis : 86% des Français pense que cela est difficile. Cette opinion s’explique d’autant plus en hiver lorsque les Français sont le plus sensibilisés à la question des sans-abri.

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Si la situation est jugée difficile par une proportion moindre de Français, c’est peut-être parce qu’une partie d’entre eux a le sentiment que la spirale de hausse des prix du logement touche à sa fin. Mais, une majorité de Français continue d’augurer une augmentation du coût de l’immobilier neuf dans les 6 prochains mois (63% à l’achat et jusqu’à 74% à la location). Cette vision est toutefois en baisse par rapport à septembre 2012 (respectivement -6 points et -3 points). Si les pronostics relatifs aux prix des logements neufs semblent avoir peu d’impact sur la perception de la difficulté à trouver un logement, ceux concernant les logements anciens auraient plus d’influence : 17% des Français estimant très difficile de trouver un logement aujourd’hui en France pensent que les prix de l’ancien, à l’achat comme à la location, vont beaucoup augmenter.

C’est d’ailleurs sur les prix qu’il faudrait agir prioritairement en matière de logement selon une large majorité de Français. Ainsi, 50% pensent qu’il faut prioritairement limiter la hausse des loyers, 29% qu’il faut limiter celle des prix à l’achat. Les Français souhaitent également à 28% que l’on s’occupe de la rénovation thermique des logements, en les rendant plus économes en énergie. La construction de logements (26%), ainsi que le développement du logement social (24%) sont également appelés de leurs vœux.

Le logement représente un coût toujours plus important pour les Français et constitue aujourd’hui leur premier poste budgétaire. Les ménages jugent que ce sont les dépenses liées à l’énergie qui ont le plus augmenté. Ainsi, 94% pensent que les prix du chauffage ont augmenté au cours des dernières années, de même que ceux de l’électricité suivies par les dépenses de gaz (89%). D’ailleurs, 87% des Français déclarent faire attention à leur consommation de chauffage (dont 46% très attention). Derrière les dépenses relatives à l’énergie et au chauffage du logement, ce sont ensuite les taxes qui sont le plus reconnues en augmentation au cours des dernières années (88%), ainsi que ce qui constitue le poste le plus élevé des dépenses de logement : les loyers (82%) et les prix à l’achat (80% dont 59% beaucoup).

Il est sur ce point intéressant de noter que 25% des Français ont déjà cherché à changer de logement pour finalement y renoncer, dont 38% à cause des prix/loyers trop élevés soit un total de 9% des Français ayant renoncé à changer de logement pour des raisons liées au prix d’acquisition ou de location.

Enfin, charges locatives (79% des locataires estiment qu’elles ont augmenté), charges de copropriété (54% des propriétaires, dont 21% beaucoup) et honoraires du syndic (44% de propriétaires, dont 16% beaucoup) figurent en bas de classement. Sur ces deux derniers points, il est à noter qu’une part non négligeable de propriétaires n’est pas en mesure de se prononcer (respectivement 38% et 50%), certainement en raison du paiement global au syndicat de copropriété et de la méconnaissance des différents postes qui le composent.

La hausse des prix des logements neufs continue d’être attribuée à la raréfaction du foncier et à la hausse du prix des terrains qui en découle (54%) devant l’augmentation des coûts de construction liés aux normes et labels (46%). En revanche, les marges des promoteurs et la pénurie de logements semblent moins incriminées, citées par respectivement 39% et 29% des Français, quand les aides fiscales ne sont jugées responsables par seulement 16% des Français.

Selon les Français, le développement de la construction de logements ne semble pouvoir aller sans une aide à l’accession à la propriété : ainsi, 34% pensent que c’est ce qu’il faut faire prioritairement pour favoriser la construction de logements, devant la mobilisation de l’Etat pour libérer ses terrains (26%), l’incitation fiscale à l’investissement immobilier (13%), l’accélération des procédures administratives pour l’obtention des permis de conduire (12%) et enfin, le financement public de la construction (9%).

Parce qu’elles vont dans le sens des actions jugées prioritaires par les Français, certaines des mesures récemment mises en place sous l’impulsion du gouvernement recueillent un avis favorable au sein de la population : la cession des terrains de l’Etat pour construire des logements sociaux, de même que l’encadrement des loyers et le renforcement de la loi SRU sont jugées favorablement par deux tiers à trois quarts des Français. Le nouveau prêt à taux zéro, qui a pour vocation de faciliter l’accès à la propriété, de même que l’augmentation de la taxe sur les logements vacants, qui vise à augmenter le nombre de logements sur le marché, sont également jugées favorablement par une majorité, mais dans une moindre mesure (respectivement 61% et 54%). Enfin, le relèvement du plafond du livret A est jugé plutôt anecdotique (57% pensent que cela ne va rien changer), certainement en raison de la difficulté à faire le lien entre cet outil d’épargne et le logement. Le dispositif Duflot d’investissement locatif souffre quant à lui d’un manque de notoriété auprès de la population française, 29% n’étant pas en mesure de dire s’il est efficace pour résoudre la crise du logement.

Malgré une attitude volontariste et un nombre important de mesures déjà en application, l’exécutif est perçu comme démuni face à une crise du logement qui s’enlise. La confiance générale vis-à-vis du gouvernement est quant à elle très faible. Ainsi, seuls 35% des Français font confiance au gouvernement pour mener une politique juste, 33% pour qu’elle soit compréhensible, 32% inscrite dans la durée, et 29% efficace. Une majorité relative de Français (46%) pense que les choses en France en matière de logement ne vont pas changer, une proportion en hausse de 6 points par rapport au mois de septembre dernier. La proportion d’optimistes, pensant que les choses vont plutôt s’améliorer (19%) reste bien inférieure à celle de pessimistes (33%) et est plus répandue chez les sympathisants du PS (26%).

Méthodologie

Etude réalisée par téléphone les 25 et 26 janvier puis le 28 janvier 2013 auprès de 958 personnes constituant un échantillon représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. L’échantillon est construit selon la méthode des quotas (sexe, âge, profession du chef de famille, catégorie d’agglomération et région).

Nexity la 3ème vague du baromètre du logement

 

Source : www.nexity.fr

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