Aller au contenu

Santé

Antennes relais : résultats de la première phase d’expérimentation

Le Comité opérationnel chargé d’examiner la faisabilité technique d’un abaissement de l’exposition aux ondes électromagnétiques émises par les antennes relais de téléphonie mobile vient de communiquer ces premiers résultats.

 

Ces résultats devraient permettre de mieux évaluer l’exposition réelle des Français aux antennes relais mais également de lancer la seconde phase dès le mois d’avril 2011 : la simulation et, le cas échéant, l’expérimentation terrain d’un abaissement de puissance de l’exposition.

 

La première phase de l’expérimentation a été conduite sur  6 communes pilotes représentatives des principales configurations d’exposition aux champs électromagnétiques émis par les antennes de téléphonie mobile en France : Grenoble (Isère), Paris 14ème, Thiers (Puy-de-Dôme), Kruth (Haut-Rhin), Grand Champ (Morbihan) et Courbevoie (Hauts-de-Seine). L’objectif étant d’évaluer l’impact d’un abaissement sur la couverture du territoire, la qualité du service mobile et le nombre d’antennes.

 

Les associations Priartem et Agir pour l’Environnement contestent le caractère représentatif de l’échantillon constitué par ces six communes et dénoncent  la durée de l’étude : « Force est de constater qu’il aura fallu presque deux ans pour que le Grenelle des ondes puisse livrer ces premiers résultats que tout le monde connaissait ! En effet, durant le Grenelle des ondes, les associations Agir pour l’Environnement et Priartém avaient pris la peine d’analyser l’ensemble des mesures de champ électromagnétique mises en ligne sur le site de l’Agence nationale des fréquences. »

 

Les résultats ont montré que si les niveaux d’exposition mesurés peuvent varier selon l’environnement, le niveau médian reste faible (inférieur à 0,3 volts par mètre). Même si des niveaux plus importants ont été observés par endroits (12 volts par mètre), ils sont toutefois nettement inférieurs aux volts par mètre fixés par la réglementation française (41 à 61 volts par mètre).

 

Les associations avaient déjà tiré trois enseignements :

  • Les niveaux d’exposition moyens sont relativement faibles ;
  • il existe environ 10% des points de forte, voir très forte exposition ;
  • dans 88,8% des cas, la téléphonie mobile est la fréquence qui contribue le plus au champ global, loin devant la télévision et la radio.

 

Nathalie Kosciusko-Morizet, a estimé que même si les seuils réglementaires d’exposition ne nécessitent pas de révision en l’état actuel des connaissances, le Grenelle des ondes a néanmoins considéré que, « dès lors que l’exposition globale du public aux antennes relais de téléphonie mobile peut être réduite, sans dégradation de la couverture ou de la qualité de service, et à des coûts économiquement acceptables, cette réduction doit être envisagée.»

 

Fruit du travail initié depuis le printemps 2009 par le ministère de la Santé et le ministère du Développement durable, lequel a mis à disposition du comité une enveloppe d’un million d’euros, ces résultats vont permettre de mieux évaluer l’exposition réelle des Français aux antennes relais mais également de lancer la seconde phase dès le mois d’avril 2011 : la simulation et, le cas échéant, l’expérimentation terrain d’un abaissement de puissance de l’exposition.

 

Nathalie Kosciusko-Morizet a également annoncé, qu’en application de la loi de finances 2011 qui crée un nouveau dispositif de financement obligatoire par les opérateurs de téléphonie mobile, l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire) lancera dès le premier semestre de cette année un appel à projets de recherche sur les radiofréquences pour un montant de 2 millions d’euros. De même, le cadre réglementaire permettant à tout riverain d’antennes relais de faire mesurer gratuitement le champ électromagnétique dans son logement sera opérationnel dès 2012.

 

Les associations s’interrogent ouvertement sur la finalité de cette expérimentation. L’objet de cette expérimentation est-il de tenter de baisser les seuils d’exposition ou de gagner du temps afin de simuler le mouvement sans froisser les opérateurs ou, pire encore d’y puiser des arguments pour ne rien faire ? Les associations se cessent de le dire et le répéter : « les niveaux d’exposition moyens sont faibles et montrent qu’il est tout à fait possible de respecter le seuil de précaution qu’elles revendiquent à 0,6 V/m. Pour cela, il conviendrait d’agir sur les points chauds, environ 10% des sites actuels, où cette valeur est dépassée et de veiller, par la mise en œuvre d’une réglementation protectrice, à ce que ce seuil ne soit dépassé en aucun lieu de résidence ou de travail.»


Source : www.developpement-durable.gouv.fr et www.priartem.fr

nv-author-image

Isabelle DAHAN

Rédactrice en chef de Monimmeuble.com. Isabelle DAHAN est consultante dans les domaines de l'Internet et du Marketing immobilier depuis 10 ans. Elle est membre fondatrice de la Fédération Française de l'Immobilier sur Internet (F.F.2.I.) www.ff2i.org et membre de l’AJIBAT www.ajibat.com, l’association des journalistes de l'habitat et de la ville. Elle a créé le site www.monimmeuble.com en avril 2000.

Laisser un commentaire